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  • Équipement de randonnée à la journée étalé à plat : sac, gourde, lampe frontale, carte et trousse de secours
  • Que prendre en randonnée : la check-list

    Rando France


    Que prendre en randonnée dépend de trois variables : la durée de la sortie, la météo annoncée et l’altitude. Tout le reste relève du confort négociable, et c’est précisément là que les sacs s’alourdissent sans qu’on s’en aperçoive. Voici la check-list que nous utilisons, des quatre essentiels qui ne quittent jamais le sac jusqu’aux affaires qu’on ajoute selon le terrain.

    Que prendre en randonnée : les quatre essentiels

    Deux heures de sentier balisé ou six jours d’itinérance, la base ne bouge pas : de l’eau, un éclairage, une trousse de secours et un vêtement chaud. Ces quatre-là restent dans le sac même quand la sortie paraît courte — ce sont exactement les quatre choses qui manquent le jour où une sortie courte s’allonge. Comptez 1,5 à 2 L d’eau pour une journée, davantage en été ou sur un itinéraire sans point d’eau. Une lampe frontale pèse une centaine de grammes et laisse les mains libres, ce que la lampe du téléphone ne fait pas. Une trousse de secours légère se range en haut du sac, jamais au fond ; le reste du matériel de sécurité — sifflet, couteau multifonction, couverture de survie — tient dans une poche.

    S’habiller : le système 3 couches

    On ne s’habille pas pour la température du parking, mais pour l’effort et pour ce qui arrive ensuite. Le système 3 couches permet d’ajouter ou de retirer un étage selon le rythme et la météo, au lieu de subir un vêtement unique toute la journée.

    La première couche

    Au contact de la peau, un t-shirt technique en mérinos ou en synthétique évacue la transpiration vers l’extérieur. Le coton est le seul vrai interdit : il se gorge et sèche lentement. Nos t-shirts de randonnée couvrent les deux matières, et le détail des coupes et des manches est dans notre article quel sous-vêtement de randonnée choisir.

    La couche intermédiaire

    C’est l’étage chaud. Une veste polaire encaisse bien l’humidité et se met en marche ; une doudoune compressible pèse moins et se range dans un coin du sac, mais s’enfile plutôt à l’arrêt. En itinérance, beaucoup emportent les deux et n’en portent qu’une à la fois.

    La couche externe

    Une veste imperméable et coupe-vent sort dès que le vent se lève, pas seulement sous la pluie : sur une crête, c’est le vent qui refroidit le plus vite. Nos vestes et doudounes de randonnée se filtrent par imperméabilité. Pour les averses courtes, un poncho de pluie a l’avantage de passer par-dessus le sac ; côté extrémités, voyez les gants et ponchos et les bonnets et chapeaux selon la saison. En plein soleil, un chapeau à large bord et un tissu UPF 50+ annoncé par le fabricant font partie de la liste d’été au même titre que l’eau.

    Aux pieds : chaussures et chaussettes

    Le duo se choisit ensemble, jamais séparément. Prenez de préférence une demi-pointure au-dessus de votre pointure habituelle et essayez vos chaussures de randonnée avec les chaussettes que vous porterez : en descente, le pied avance et les orteils ne doivent pas toucher le bout. Côté textile, des chaussettes en mérinos gèrent l’humidité mieux que le coton, et la hauteur s’accorde à la tige de la chaussure — le sujet est détaillé dans quelle chaussette pour la randonnée. Emportez toujours une paire de rechange : c’est 50 g qui changent une fin de journée.

    Boire, manger, cuisiner

    L’eau est le poste le plus lourd du sac : 1 L = 1 kg. Une poche à eau se loge contre le dos et se boit sans s’arrêter ; sur un itinéraire jalonné de ruisseaux, une gourde filtrante à fibres creuses permet de partir avec moins et de refaire le plein en route. Le reste des contenants est dans nos gourdes et bouteilles, les modèles filtrants dans gourdes filtrantes et filtres à eau. Pour la nourriture, la règle tient en trois mots — dense, sec, accessible — avec un en-cas environ toutes les heures : voyez que manger en randonnée. Dès qu’on dort dehors, un mini réchaud à gaz et une popote rejoignent la liste ; tout est dans nos réchauds et popotes.

    S’orienter et marcher

    Une trace GPS sur téléphone ne dispense pas d’un fond de carte et d’une boussole : la batterie est le maillon faible de la journée. Nos boussoles vont du modèle porte-clé au modèle à miroir. Sur les longues descentes et les portages lourds, une paire de bâtons de randonnée ajoute deux points d’appui — coude à 90°, poignée à hauteur de main, raccourcis en montée, rallongés en descente. En hiver, des mini crampons se glissent dans une poche et se sortent sur les portions gelées.

    Adapter la liste à la durée

    Sortie à la journée : 10 à 20 L

    Eau, pique-nique, une couche chaude, une veste de pluie, les quatre essentiels. Un sac à dos de 20 L suffit largement ; au-delà, on emporte par réflexe.

    Week-end : 30 à 40 L

    On ajoute le couchage, un change, un repas chaud. Un sac à dos de 35 L absorbe une nuit en refuge ou sous tente si vous restez discipliné sur les vêtements.

    Itinérance et trek : 50 L et plus

    Autonomie complète : tente, matelas, popote, plusieurs jours de nourriture. À ce volume, la répartition compte autant que le contenu — les objets lourds près du dos et au centre, le léger en bas.

    Une check-list ne sert à rien si le sac est mal dimensionné ou mal chargé : trop grand, on le remplit pour combler ; trop petit, tout finit sanglé dehors. Parcourez nos sacs à dos de randonnée par contenance, gardez les affaires sensibles dans un sac étanche par temps humide, et lisez comment ranger son sac de randonnée pour placer chaque étage au bon endroit. Le reste du matériel de randonnée s’ajoute au fil des sorties — rarement autant qu’on le croyait au départ.