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  • Deux bâtons de randonnée, télescopique en aluminium et pliable en carbone, posés sur une souche
  • Comment choisir ses bâtons de randonnée

    Rando France


    Comment choisir ses bâtons de randonnée revient à trancher quatre questions : le système de réglage, la matière, le verrouillage et la poignée. Un bâton, mécaniquement, c’est deux points de contact supplémentaires avec le sol et une part de l’effort reportée sur les bras — en montée comme en descente, et surtout sur terrain instable. Voici les critères, du plus structurant au plus fin.

    Comment choisir ses bâtons de randonnée : télescopique ou pliable

    C’est le premier arbitrage, celui qui conditionne tout le reste : comment le bâton se règle et comment il se range.

    Le bâton télescopique

    Deux ou trois brins qui coulissent l’un dans l’autre, sur une plage de réglage continue. C’est le système le plus courant et le plus tolérant : la longueur s’ajuste au centimètre, en marchant, sans réfléchir. Notre bâton de marche nordique télescopique en aluminium 6061 se règle de 110 à 135 cm pour 240 g, et le bâton de randonnée 135 cm descend jusqu’à 62 cm, ce qui compte pour le sangler sur un sac. En contrepartie, un télescopique se replie rarement sous 55-60 cm : il dépasse.

    Le bâton pliable Z

    Trois segments reliés par un câble interne, qui se replient les uns sur les autres comme les arceaux d’une tente. L’encombrement plié est sans commune mesure : notre bâton de randonnée pliable carbone se replie à 35 cm, soit la hauteur d’une poche latérale de sac. Le bâton de marche carbone pliable tient dans 35 à 38 cm selon la taille. C’est le format du trail, du fast-hiking et de tous les usages où le bâton passe la moitié de la sortie rangé. Le revers : la plage de réglage est plus courte, et le format se choisit à la taille.

    Aluminium ou carbone : la matière du tube

    Le choix se résume à un compromis entre le poids et le comportement du tube.

    L’aluminium encaisse. Sous contrainte excessive, il se plie plutôt qu’il ne casse net — un bâton tordu ramène encore à la voiture. Les alliages varient : 6061 sur le bâton de marche nordique télescopique, 7075 sur les bâtons de randonnée pliants, aluminium aviation sur le bâton de randonnée télescopique léger. Comptez 240 à 300 g par bâton selon le modèle.

    Le carbone allège nettement : notre bâton de randonnée télescopique carbone pèse environ 135 à 145 g selon la taille, et le pliable carbone 190 g en taille S — la moitié d’un aluminium. Sur une journée à lever le bâton des milliers de fois, l’écart se sent. Le carbone est aussi plus rigide et transmet moins de vibrations. Sa limite est connue : coincé entre deux rochers et forcé latéralement, il rompt franchement au lieu de plier. Les modèles mixtes — carbone et aluminium 7075 sur le pliable carbone — cherchent le milieu.

    Le système de verrouillage

    C’est la pièce qui lâche en premier sur un bâton bon marché, et le vrai marqueur d’usage. Deux familles :

    • Le clip rapide (levier extérieur) : se manœuvre d’une main, gants aux doigts, et se resserre avec une vis quand le serrage prend du jeu. C’est le système du télescopique carbone, à clip en aluminium, et des bâtons pliants.
    • Le verrouillage rotatif : on visse un brin dans l’autre. Plus épuré, plus lent, et à surveiller quand le tube est mouillé. Le bâton de marche nordique aluminium utilise un rotatif en cuivre.

    Le test honnête se fait en magasin comme sur le sentier : bloquez, appuyez tout votre poids dessus, et regardez si le brin descend d’un centimètre.

    La poignée et la dragonne

    La mousse EVA équipe la majorité de nos modèles — carbone pliable, pliants, nordique télescopique : souple, elle ne devient pas glissante quand la main transpire. Le liège naturel, sur le bâton nordique aluminium, se marque à la longue à la forme de la main. Le plastique dur, lui, râpe.

    La dragonne n’est pas un accessoire décoratif : bien réglée, on laisse reposer le poignet dessus et la main n’a plus à serrer la poignée en permanence. On passe la main par le bas de la boucle, puis on referme sur la poignée — l’inverse de ce que fait tout le monde la première fois.

    La pointe et les rondelles

    Toute notre gamme est équipée d’une pointe en tungstène, un métal dense qui accroche sur la roche et les sols durs et s’émousse lentement. Par-dessus, les embouts caoutchouc se clipsent pour le bitume et les dalles ; les rondelles — larges pour la neige, fines pour le sentier — empêchent le bâton de s’enfoncer. Le nordique télescopique et le carbone pliable sont livrés avec leurs embouts et rondelles interchangeables.

    Régler ses bâtons à la bonne longueur

    Le réglage prime sur le modèle. Le repère est simple : bras le long du corps, coude plié à 90°, la poignée doit arriver au niveau de votre main. C’est la longueur de référence sur le plat. Ensuite, on adapte au terrain : en montée, on raccourcit légèrement les bâtons, le sol se rapprochant devant soi ; en descente, on les rallonge pour poser l’appui plus bas sans se pencher en avant. Un randonneur qui garde la même longueur toute la journée n’utilise ses bâtons correctement que sur le plat.

    En résumé : télescopique pour la polyvalence et le réglage continu, pliable Z pour l’encombrement ; aluminium pour la robustesse, carbone pour le poids ; et un verrouillage qui tient sous charge, parce que c’est lui qui décide de la durée de vie. Comparez les matières, les poids et les plages de réglage dans nos bâtons de randonnée, et voyez comment ranger son sac de randonnée pour les sangler correctement quand ils repassent au sac.